✭ Sweet night ✭

Quitte à don­ner à cet article une intro­duc­tion un peu clas­sique, com­men­çons par quelques chiffres.
1 per­sonne sur 5 en France déclare mal dor­mir, soit 32 % de la popu­la­tion ! 1/5 souffre d’insom­nies chro­niques. 1/3 déclare ne pas dor­mir assez et 1 Français sur 10 consomme régu­liè­re­ment des som­ni­fères. 1 % de la popu­la­tion est atteinte de nar­co­lep­sie, mais ça c’est une autre histoire !
Ces chiffres en disent long sur cette étrange rela­tion que nous entre­te­nons tous avec Morphée.
Pourtant, une magie phy­sio­lo­gique, méta­bo­lique et éner­gé­tique s’opère bel et bien sous les étoiles !

Mais au fait, pour­quoi je dors ?
Hiboux

On n’en sait rien (même si j’ai ma petite idée…) ! Nous pas­sons 1/3 de notre vie sous notre couette sans que la science n’ait jamais pu expli­quer exac­te­ment pour­quoi. Seules des hypo­thèses sont émises.
☆ Permettre à son corps de se régé­né­rer et de récupérer
C’est dans l’inac­tion que le corps peut redis­tri­buer son éner­gie aux organes et tis­sus en ayant le plus besoin. La matu­ra­tion céré­brale, le renou­vel­le­ment cel­lu­laire, la sécré­tion biliaire, la cica­tri­sa­tion s’opèrent la nuit. Les neu­ro­trans­met­teurs et cer­taines hor­mones (tes­to­sté­rone et hor­mone de crois­sance) y sont éga­le­ment sécrétés.

☆ L’organisation de la mémoire
Les infor­ma­tions que nous avons col­lec­tées durant le jour sont triées pen­dant notre som­meil au niveau de l’hip­po­campe (situé dans notre cor­tex) puis sto­ckées par d’autres par­ties du cer­veau. La mémoire est éga­le­ment recon­fi­gu­rée, c’est-à-dire modi­fiée, et asso­ciée à diverses émo­tions. Les neu­ros­ciences ne par­viennent tou­jours pas à expli­quer cette orches­tra­tion, notam­ment parce que nous n’avons tou­jours pas com­pris com­ment nous éla­bo­rions nos sou­ve­nirs.

☆ La régu­la­tion de l’appétit
Femme qui dort

L’appétit est éga­le­ment régu­lé pen­dant notre vie noc­turne, d’où l’adage “qui dort dîne”. Nous sécré­tons deux hor­mones la lep­tine (contrôle la sen­sa­tion de satié­té) et la ghré­line (sti­mule l’appétit). Diminuer ses heures de som­meil entraine une baisse du taux de lep­tine et donc une dimi­nu­tion de la sen­sa­tion de satié­té. En revanche, cette même pri­va­tion entraîne une aug­men­ta­tion du taux de ghré­line et donc une sti­mu­la­tion de la faim.

Les enne­mis d’un bon sommeil
Je ne vous appren­drai rien en vous disant que le stress et le sur­me­nage sont les pires enne­mis du som­meil et qu’inversement une pri­va­tion de som­meil entraîne des troubles cog­ni­tifs et de l’humeur. Alors pour que cet article vous apprenne une ou deux petites choses, voi­ci des traitres aux­quels vous n’aviez cer­tai­ne­ment pas pensé.

Se cou­cher le ventre plein. Nos modes de vie nous contraignent à prendre nos diners de plus en plus tard. Or, si votre cou­cher a lieu dans l’heure qui suit votre der­nière prise ali­men­taire, votre orga­nisme se concen­tre­ra sur votre diges­tion et non sur votre endor­mis­se­ment. L’aug­men­ta­tion de votre tem­pé­ra­ture cor­po­relle induite va per­tur­ber votre pas­sage en som­meil pro­fond qui, lui, néces­site une tem­pé­ra­ture basse.

Illustration Otie Munter

Se cou­cher après 22h. Les couche-tôt sont sou­vent moqués, et pour­tant ils ont tout com­pris ! La méde­cine ayur­vé­dique et la natu­ro­pa­thie sont très claires à ce sujet. L’organisme éli­mine et se désa­ci­di­fie entre 22h et 2h du matin. De 2h à 5h, il entre dans une phase de répa­ra­tion et dès 6h, la recharge neuro-hormonale s’enclenche. Le réveil est donc son­né à cette même heure car l’éner­gie vitale appe­lée Vata s’anime et favo­rise les exer­cices spi­ri­tuels (tels que la médi­ta­tion ou la prière par exemple). Un lever après 6h risque de vous plon­ger dans la léthar­gie de l’énergie Kapha pour le res­tant de la journée.
Sans appli­quer à la lettre ces conseils (notam­ment pour le réveil avec le chant du coq), il est impor­tant pour­tant de se glis­ser dans son lit avant 22h. Vous n’arriverez peut-être pas tout de suite à trou­ver le som­meil, mais comme toutes bonnes habi­tudes, il faut par­fois du temps pour les automatiser.

Les clés d’un bon sommeil
Pour conti­nuer sur la lan­cée des petits trucs à mettre en place et évi­ter le séjour dans un centre du som­meil (mais ça peut ser­vir, voi­ci les adresses : www.sfrms-sommeil.org), voi­ci quelques conseils :

Douche

Prendre une douche chaude : la cha­leur de l’eau crée une vaso­di­la­ta­tion. La vitesse du débit san­guin est aug­men­tée et per­met au sang d’affluer vers la peau ; s’ensuit une dimi­nu­tion de la pres­sion san­guine et l’installation d’un fort sen­ti­ment de bien-être. L’eau vous net­toie éga­le­ment de tous les miasmes qui se sont dépo­sés sur votre corps phy­sique et éner­gé­tique tout au long de la jour­née. Imaginez sim­ple­ment autour de vous un magni­fique halo de lumière mou­che­té de gri­saille. Sous la douche, visua­li­sez ces taches se déla­ver au fur et à mesure de l’écoulement de l’eau sur votre corps. En agis­sant ain­si, vous vous pré­pa­rez à entrer puri­fié dans la phase noc­turne de votre vie ! Vous limi­tez l’influence des pol­lu­tions accu­mu­lées au cours de votre jour­née sur la qua­li­té de votre som­meil et sur la beau­té de vos rêves.

Alice au pays des merveilles

Dormir dans l’obscurité la plus com­plète. Sans cette condi­tion sine qua none, la méla­to­nine, votre hor­mone du som­meil, n’est pas sécré­tée dans la glande pinéale, située au centre de votre cer­veau. Elle est pour­tant le véri­table chef d’orchestre de la régu­la­tion des cycles du som­meil et des cycles cir­ca­diens (alter­nance veille/sommeil). Son pic de sécré­tion se pro­duit aux alen­tours de 2 heures du matin. Investissez dans des doubles rideaux ou dans des masques de nuit (ceux de Wellicious sont très sym­pas : www.wellicious.com/accessories) et évi­tez les veilleuses pour les tout-petits.

Anuloma Viloma

La res­pi­ra­tion alter­née, Anuloma vilo­ma. Cet exer­cice de Pranayama a une action directe sur la régu­la­tion de l’influx ner­veux et active le sys­tème para­sym­pa­thique (votre méde­cin inté­rieur). Sur le plan éner­gé­tique, cette res­pi­ra­tion har­mo­nise les deux canaux éner­gé­tiques (dans les­quels cir­cule le Prana), Ida et Pingala, votre côté lunaire et solaire. En d’autres termes, votre Yin (le fémi­nin, la nuit, la créa­ti­vi­té, l’inspiration, les per­cep­tions extra-sensorielles…) et votre Yang (le mas­cu­lin, la lumière, la réflexion…).
Installez-vous dans la pos­ture du lotus, le dos droit. Mettez votre main droite en Vishnu mudra (index et majeur recro­que­villés). Bouchez votre narine droite avec le pouce, expi­rez com­plè­te­ment par la narine gauche et ins­pi­rez pro­fon­dé­ment sur 4 temps par cette même narine. Bouchez vos deux narines et rete­nez votre souffle sur 8 temps. Expirez sur 8 temps par la narine droite tout en bou­chant votre narine gauche avec l’annulaire. Puis ré-inspirez par la narine droite sur 4 temps, etc. Renouvelez le cycle com­plet une dizaine de fois.

Brin de lavande

L’huile essen­tielle de lavande (laven­du­la vera). Cette huile, choi­sie de qua­li­té bio­lo­gique, est l’une de mes pré­fé­rées, notam­ment en rai­son de l’étendue de ses pro­prié­tés (anti-inflammatoire, anti-spasmodique, cica­tri­sante, relaxante) mais éga­le­ment de son par­fum incroya­ble­ment évo­ca­teur. Elle est par­faite pour accom­pa­gner votre endor­mis­se­ment. Mettez quelques gouttes sur votre oreiller, der­rière les oreilles, sur les poi­gnets et au creux de votre plexus solaire.

La chambre, votre sanctuaire
Chambre à coucher

Avant d’évoquer cette pièce (confi­gu­ra­tion, meubles, cou­leurs), il est impor­tant de por­ter votre atten­tion sur la qua­li­té de votre lite­rie et des draps choi­sis. Les matières et tis­sus syn­thé­tiques qui com­posent votre mate­las, couette et draps sont véri­ta­ble­ment à ban­nir car ils par­ti­cipent à la pro­duc­tion d’ions posi­tifs (au même titre que les appa­reils élec­triques de votre mai­son) et nuisent de fac­to aux dif­fé­rentes couches d’énergies sub­tiles qui entourent votre corps. Les matières natu­relles, telles que le coton, le bam­bou, le lin, les plumes d’oie… sont à pri­vi­lé­gier. Le bois agglo­mé­ré ou recons­ti­tué des meubles est une source éga­le­ment non-négligeable d’émissions de par­ti­cules toxiques.

Un mau­vais som­meil peut être induit par un mau­vais posi­tion­ne­ment, dans l’espace, du lit. Préférez dor­mir la tête au nord ou à l’est pour pla­cer votre corps dans le sens du flux électro-magnétique de la planète.

Désordre

Le désordre régnant dans cette pièce peut éga­le­ment avoir un effet direct sur votre som­meil en influen­çant néga­ti­ve­ment votre état d’esprit au moment de vous endor­mir. Le désordre peut sus­ci­ter des sen­ti­ments d’insécurité, des ques­tion­ne­ments (“Où est mon agen­da ?”) ou des envies d’agir (“Il faut vrai­ment que je range !”) ; alors que l’ordre évoque sim­ple­ment la légè­re­té et per­met à l’énergie de cir­cu­ler librement.

Je vous invite éga­le­ment à por­ter votre atten­tion sur le sujet des pho­tos, pein­tures, affiches qui décorent les murs de votre chambre (ceci s’applique en réa­li­té à tout espace de vie). Les images de vio­lence qu’elles peuvent par­fois reflé­ter (parce que c’est de l’art…) émettent des vibra­tions tout aus­si néga­tives à l’ensemble de l’espace dans lequel elles figurent. Cette ten­sion invi­sible à l’œil nu inter­fère véri­ta­ble­ment sur votre bien-être et donc sur votre sommeil.

Kep the dream alive

Le nombre d’heures néces­saires de som­meil étant per­son­nel, les condi­tions pen­dant les­quelles elles se déroulent font pour­tant toute la dif­fé­rence. Notre vie compte en moyenne entre 20 000 et 30 000 nuits. Autant qu’elles soient belles comme nos jours !

☆ Laure Terrier de la Chaise ☆

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