7 rue Gambey - 75011 Paris // Nous localiser

Sommaire du blog

Je prends soin de moi : le ventre

Je prends soin de moi : le ventre

Care time !
Je prends soin de moi : le ventre

 

Je suis maladeNous avons été nombreux à regarder l’excellent documentaire d’Arte sur le ventre, intitulé “Le ventre, notre deuxième cerveau ». Cet engouement pour le sujet en dit long sur le rapport (souvent problématique) que nous entretenons avec notre système digestif. Toutefois, et plus positivement, cet intérêt fait également écho à une nouvelle vision que nous acquérons de notre corps et de son fonctionnement global. Les avancées scientifiques se précisent et viennent confirmer cet état de fait ressenti si viscéralement par chacun d’entre nous : notre ventre nous gouverne tout autant que notre matière grise ! Pourtant, rarement les maux de ventre (ballonnements, gaz, gastrite, constipation, accélération du transit, crampes abdominales…), les colopathies fonctionnels, le reflux gastro-œsophagien sont abordés par le corps médical comme un problème global. Il n’a souvent dans sa besace que des solutions mécaniques (anti-spasmodique) à prescrire, histoire d’huiler un peu la tuyauterie ou, dans le pire des cas, vous persuade que cela est héréditaire ou dans la tête. Triste fatalité !

“Chéri, passe-moi la bouillotte !”

Femme + bikiniQui, dans votre entourage (et notamment féminin), avoue jouir d’un pouvoir de digestion optimal, ne jamais gonfler, jamais gargouiller, jamais flatuler, jamais éructer… bref, avoir un estomac à tout épreuve ? Personne ? La majorité ayant même tendance à cumuler l’ensemble de ces désagréments et cela depuis plusieurs années ?
10 à 20 % de la population souffriraient de colopathie fonctionnelle (ou colon irritable) ; les femmes jusqu’à trois fois plus que les hommes. Souvent, elles apprennent littéralement à vivre avec ces douleurs abdominales et se préparent psychologiquement à passer un mauvais quart d’heure après chaque prise alimentaire. La bouillotte n’est jamais très loin et l’établissement des menus devient un véritable casse-tête chinois, tant une liste impressionnante d’aliments semble faire souffrir le martyr. Ces personnes ont généralement écumé l’ensemble des gastro-entérologues de la place publique, qui, après avoir écarté toutes pathologies, renvoient leur patient(e) avec l’idée qu’ils ne sont qu’un “colopathe” de plus dans cet univers.
Pourtant, la manifestation isolée de l’un de ces symptômes (alternance constipation/diarrhée, crampes abdominales, ballonnements…) devrait immédiatement attirer l’attention sur la présence d’un profond dysfonctionnement, qu’il soit physiologique, métabolique ou psychique que le corps tente d’exprimer.

Monstre + cornesLa naturopathie, partant de la théorie des systèmes que “le tout est plus que la somme des parties“, va chercher à comprendre pourquoi le corps se manifeste ainsi dans cette région particulière (le ventre en l’occurrence) et quelle en est la signification aussi bien rationnelle que symbolique ; quel est le déséquilibre plus large du terrain de la personne qui a entraîné ces problématiques digestives ; et, enfin, elle proposera, par le biais de ses techniques de prédilection :  l’alimentation, l’hydrologie, la phytothérapie, la psychologie, l’exercice physique… de régler sur le long terme ces perturbations.

Ce n’est pas ce que vous croyez
On incrimine souvent à tort une fragilité de naissance ou la faute à pas de chance, et, à raison, une alimentation inadaptée. Or, pour la naturopathie, les subtilités alimentaires se situent au-delà de la mise au ban des fibres ! Voici d’autres pistes intéressantes, auxquelles on ne pense pas toujours.

1re piste : l’alimentation
Vous me direz qu’il n’est pas nécessaire d’être très futé pour y penser seul et que les gastro-entérologues savent mettre en garde leurs patients contre les aliments qui ont tendance à irriter l’intestin (c’est-à-dire 80 % des légumes et des fruits, les aliments fibreux et tout ce qui n’est pas raffiné. Quelle belle leçon de nutrition !). Pourtant, tellement de subtilités et de soins complémentaires sont à apporter à ce type de régime trop exclusif.

Junk foodIl est primordial de commencer par restaurer la muqueuse enflammée et irritée, non pas à cause des fibres contenues dans les légumes (!) mais pour des raisons beaucoup moins glorieuses et qui sont : l’industrialisation de l’alimentation, le raffinage, la présence de pesticides, de conservateurs, d’additifs, de colorants, d’épaississants, de gluten en excès, d’OGM, de métaux lourds… Une alimentation adaptée à sa constitution et à son tempérament (déterminés selon une grille de lecture propre aux naturopathes), la consommation d’acide gras essentiels et de certains acides aminés, l’entretien de la flore intestinale, la gestion du stress, les auto-massages… constituent une merveilleuse hygiène de vie qui, souvent, suffisent à faire disparaître la totalité des désagréments que vivent au quotidien les colopathes.

2e piste : les intolérances et allergies alimentaires
Avant de commencer ce chapitre, il est important de dire qu’il n’existe aucune intolérance alimentaire ou allergie dont on ne peut venir à bout. Elles ne surviennent jamais “comme ça” et possèdent dans tous les cas une logique et une paternité à découvrir.
PassoireL’un des principaux facteurs favorisant leur apparition est ce qu’on appelle le “leaky gut syndrom” ou syndrome de l’intestin perméable. Une muqueuse irritée peut se distendre en quelque sorte et ne plus remplir son rôle de barrière entre le milieu intérieur et les éléments nutritifs ainsi que ceux provenant de l’extérieur. Elle laisse ainsi passer toutes sortes de molécules bactériennes et de trop grosses particules alimentaires car insuffisamment digérées directement dans le sang. Ces passages intempestifs provoquent une réaction inflammatoire chronique et une réponse immunitaire qui peut aboutir à l’installation de maladies auto-immunes.
KrillPour reconstituer la paroi membranaire, plusieurs solutions existent en complément de celles à appliquer en cas d’inflammation. Les omégas 3 (EPA-DHA) jouent un rôle de premier ordre. Ils sont particulièrement présents dans les poissons gras (sardines, anchois, hareng, maquereau, saumon). L’huile de krill représente également une source extrêmement intéressante et notamment en phospholipides et anti-oxydants. Le terme “krill” (qui signifie en norvégien “nourriture de baleine”) désigne un groupe de diverses espèces de petits crustacés marins vivant depuis des millions d’années dans les eaux froides océanes. Il s’agit du plancton animal (zooplancton) le plus disponible sur terre et se retrouve donc à la base de la chaîne alimentaire marine.
Super Smart propose une huile de krill filtrée et donc purifiée des métaux lourds et des PCB. Chaque capsule contient 500 mg d’huile (150 mg d’EPA et 90 mg de DHA ). Il est conseillé d’en consommer deux par jour au cours des repas, en cure de 3 mois.

3e piste : la sphère psychique
Tête dans les nuages 2Le reportage que je cite en introduction rappelle un fait important et souvent méconnu au sujet de l’origine embryonnaire commune du système digestif et du cerveau. Les points communs ne s’arrêtent pas là. Tous deux abritent des neurones (de 200 000 millions à une centaine de milliards pour le système gastro-intestinal ; de 86 à 100 milliards pour le cerveau) ; le ventre sécrète jusqu’à 95 % la sérotonine, les 5 % restant le sont par le cerveau. Ce neurotransmetteur permet la transmission de l’influx nerveux entre chaque neurone et agit donc directement sur la régulation de l’humeur, de l’anxiété, du sommeil et de l’appétit.
Qu’est-ce que toutes ces similitudes expliquent ? Que notre ventre non seulement réagit aux émotions mais aussi peut les faire naître !
Dès lors, il n’est plus possible d’aborder ces maux uniquement à coup de Spasfon, Gaviscon, Débridat, Duspatalin… sans mener une profonde investigation sur leur cause réelle et leur impact. Dans la même optique, une dépression, un syndrome anxieux, un trouble de l’attention… peuvent trouver leur origine dans un dysfonctionnement ou un déséquilibre du système digestif.

Quelques pistes pour prendre votre santé en main
La mastication : ne pas prendre le temps de mastiquer ses aliments, c’est se priver d’une première étape essentielle à la digestion, celle de permettre à la salive sécrétée d’imprégner les aliments d’enzymes digestives et d’hydrater suffisamment le bol alimentaire afin de faciliter son cheminement. Des aliments mal broyés entraînent inexorablement des lourdeurs, des ballonnements, de la fermentation ou de la putréfaction. A titre d’exemple, l’amidon (présent dans les féculents) est digéré essentiellement au niveau de la bouche par l’amylase salivaire. Si cette étape n’est pas respectée, la transformation en maltose puis en glucose, c’est-à-dire en sucre simple et donc assimilable n’est pas possible. En résulte, une surcharge de l’organisme et un épuisement des organes émonctoriels.

La flore intestinale
LibertySouffrir pendant de longs mois, voir de longues années du ventre a un impact néfaste sur la qualité de sa flore intestinale ; or c’est elle qui assure l’équilibre de toute la sphère digestive et plus encore (évidemment !). Elle permet l’achèvement correct de la digestion des aliments et leur bonne assimilation ; elle sert également de barrière aux toxines, germes, bactéries étrangères et autres virus. Si son travail détoxifiant est entravé, le foie doit prendre le relais et risque, à son tour, la saturation. Des carences vitaminiques peuvent s’installer, notamment en vitamine B12 ; les infections ORL, gynécologiques, articulaires deviennent affaires courantes ; la régulation du cholestérol peut aussi être perturbée.

Lorsque le feu est allumé : l’argile
Ce n’est pas tout de savoir ce qui se passe, lorsque les douleurs s’installent la vie autour (malheureusement) ne s’arrête pas comme par enchantement le temps d’une pause récupératrice.
Baleine + VentreUn remède très efficace existe pour calmer différentes douleurs digestives (reflux, crampes, ballonnements) qu’elles soient dues à un excès d’acidité, de perméabilité intestinale ou d’inflammation. L’argile possède un pouvoir tamponnant très intéressant, cicatrisant et bien entendu reminéralisant. Pour commencer, choisissez une argile verte, riche en silice, dont les propriétés adsorbantes sont étonnantes ; c’est-à-dire qu’elle échange généreusement ses minéraux contre vos toxines. Je vous conseille l’argile de Montmorillonite (famille des Smectites) qui est disponible en magasin biologique.

En cure de 14 jours, voici le protocole à suivre :
Pendant 7 jours, chaque soir, mélangez à un verre d’eau de source (Mt-Roucous), une cuillère à soupe d’argile, à l’aide d’une cuillère en bois (attention le métal change la chimie de l’argile). Couvrez le verre et laissez reposer toute la nuit.
Le matin, boire l’eau décantée uniquement.

Les 7 jours restants, réalisez la même préparation chaque soir.
Le matin, buvez cette fois-ci l’argile mélangée à l’eau.

PouleQu’est-ce qui est apparu en premier : l’œuf ou la poule ?». D’où me viennent ces douleurs abdominales récurrentes ? Mes baisses de moral seraient-elles dues à mes soucis digestifs ou, au contraire, ce sont eux qui nuisent à mon bien être psychique ? La solution est difficile à trouver et, c’est pourquoi, on ne peut envisager sa santé physique, mentale et spirituelle que par le biais d’une approche holistique. On ne peut faire cesser une douleur qu’en traitant le tout et en réintégrant l’équilibre au sein de chacun de ses corps physique, éthérique, mental et émotionnel.

☆ Laure Terrier de la Chaise ☆

Vous souhaitez me consulter en naturopathie et connaître mes tarifs, envoyez un mail à contact@makemeyoga.com.

Vous avez ♥ l’article ? Dites-le avec un like et partagez-le !

A lire : la saga “Environnement et revitalisation” !
Petits rats de villes
L’appel des montagnes
La santé est dans le pré
Notre mer nourricière
Jolies nourritures terrestres

Share This:

La santé est dans le pré

La santé est dans le pré

La santé est dans le pré

Elle se situait la semaine dernière dans la grande bleue (retrouvez l’article « Notre mer nourricière »), cette fois-ci, nous irons la cueillir dans nos tendres prés verts. Vous l’aurez compris, d’autant plus après la lecture de cet article, que notre santé physique, mentale et spirituelle dépend entièrement de notre capacité à nous connecter à la richesse de notre environnement naturel et donc, à nous préserver au mieux des pollutions engendrées par nos modes de vie.
Ce que nous pouvons puiser dans la Nature (avec intelligence et respect) est si vaste, qu’il me semble intéressant de procéder cette découverte pas à pas, comme au gré d’une balade. Nous nous arrêterons un agréable moment à l’orée d’un pré ou d’une clairière afin d’en connaître toutes les merveilleuses ressources.

Le lait de jument
Nos prés français sont souvent occupés par d’importants cheptels de bovins, de chevaux et parfois… uniquement par quelques jolies juments. Ceux qui les élèvent ont compris le trésor nutritionnel et énergétique que représente leur lait. Il est celui qui se rapproche le plus du lait maternel. La jument le produit les six mois suivant la naissance de son poulain.

Cheval + femmeNous pouvons le consommer sous différentes formes en tant qu’alicament. Son faible taux en matière grasse le rend très digeste et il contient plus de 40 nutriments. Son spectre d’action est extrêmement intéressant sur la sphère digestive et particulièrement sur l’entretien de sa flore. Un déséquilibre du microbiote (nous serions 40 % à en souffrir) entraîne une mauvaise assimilation des nutriments et, in fine, l’installation de carences, le squat de germes extérieurs et l’hyperméabilité de la muqueuse, à son tour responsable d’intolérances, de la maladie de Crohn, de migraines… Diverses raisons peuvent perturber l’écosystème intestinal : la prise de médicaments (antibiotiques, corticoïdes, anti-inflammatoires…), l’alimentation moderne (raffinage, conservateurs, additifs, OGM, excès d’acides gras saturés…), le stress, les parasitoses ou candidoses.

Saut de chevalLe lait de jument est un adjuvant nutritionnel exceptionnel, riche en acides aminés essentiels et capable de dynamiser la flore résidente de notre organisme ; c’est-à-dire, celle avec laquelle nous venons au monde (nous possédons également une flore fluctuante et une transitoire ou opportuniste). Il comporte également un agent anti-microbien qui agit sur les salmonelles et Escherichia coli, entre autres.
En comprimé : cette forme peut être utilisée par les personnes souffrant d’aphtose buccale, de glossites, de caries ou encore de gingivites. Riche en lysozyme (240 mg/100 g), tout comme notre salive, le lait équin agit comme un puissant assainissant de la cavité buccale.
Jum’Vital est l’un des plus importants lactariums français de qualité biologique ; il est situé dans les Vosges du Nord. Une centaine d’Haflingers y est élevée. Le lait peut y être commandé sous une forme lyophilisée.
Pour ceux qui souhaiteraient le consommer frais, Chevalait en commercialise un labellisé AB. Les six bouteilles de 75 cl coûtent 34.80 euros. Un petit budget, oui… mais pour un produit de qualité.

Le jus d’herbe de blé ou d’orge

Fée qui danseNous ne possédons pas deux estomacs comme nos amies les vaches, mais comme elles, il nous est particulièrement conseillé de consommer de l’herbe verte et bien grasse, sous forme de jus et en shot s’il vous plait. Le blé de kamut, une ancienne variété du blé, proche de l’épeautre, est le plus fréquemment utilisé pour cet usage. Son mode d’extraction est essentiel car notre système digestif ne peut assimiler les nutriments de ces jeunes pousses qu’une fois débarrassées de leurs fibres filandreuses. Consommer une plante en pleine croissance (souvenez-vous des graines germées) est particulièrement intéressant, car sa teneur en vitamines (vit. C, vit. E), minéraux (silice, calcium, magnésium, zinc et phosphore), phyto-nutriments (caroténoïdes, polyphénols), en hormones et en enzymes (taux le plus important parmi les végétaux) est à son maximum afin d’assurer son expansion. Pour lutter contre une fatigue physique ou nerveuse, un état d’immuno-dépression…, le jus d’herbe sera un précieux coup de pouce.
Sa forte concentration en chlorophylle en fait également l’allié de tous ceux dont le milieu intestinal nécessite un profond nettoyage. Le pouvoir couvrant de ce pigment protège la surface de la muqueuse, diminue les productions de gaz, favorise l’assimilation des nutriments et cicatrise les ulcères.

HérissonPour déguster un jus frais, les Parisiens peuvent se rendre au restaurant et bar à jus Pousse Pousse, situé 7 rue Notre-Dame-de-Lorette, dans le 9e arrondissement.
Sinon, choisissez la formule déshydratée Green Magma, mise au point par Celnat, à partir d’herbe d’orge, cultivée en Californie (disponible en magasin biologique). Consommez progressivement jusqu’à 9 g par jour de poudre, en dehors des repas, dans un verre d’eau ou de jus de légumes ou de fruits frais.

Les mauvaises herbes
Eh oui, les mauvaises herbes (appelées ainsi à tort) s’épanouissent avec bonheur dans nos jolis prés. On passe notre vie à les arracher sans se demander d’où ces plantes tirent leur puissance de vie et leur adaptabilité. Pourtant, quelle source d’inspiration !

OrtieL’ortie : elle ne nous a pas laissé que de bons souvenirs, notamment quand on s’y prenait les pieds enfant. Aujourd’hui (même si ses feuilles grattes toujours autant), il est grand temps de se réconcilier avec et de reconnaître ses nombreuses vertus médicinales ! L’ortie est une plante qui possède un puissant pouvoir reminéralisant et alcalinisant. Elle soutient le travail émonctoriel des reins en augmentant la volémie des urines et leur évacuation. La présence de flavonoïdes protège également la muqueuse des attaques bactériennes. Enfin, pour les futures mamans, cette plante est galactogène ! Pour la récolter, sélectionnez des endroits préservés de la pollution car l’ortie aime pousser dans des sols riches en azote et a la fâcheuse tendance de capter les toxiques et les métaux lourds.
Pour la déguster fraiche en tisane, versez directement 1 litre d’eau chaude sur deux poignées de feuilles, sans omettre les racines et laissez infuser 15 minutes.
Ortie + coccinelle
La soupe d’orties est succulente aussi. Voici ma recette pour 4 personnes :
Cuisez à la vapeur 4 petites pommes de terre,
Faites revenir 1 gros oignon dans une casserole, avec un peu d’huile d’olive,
Une fois doré, ajoutez 500 gr de feuilles d’ortie,
Ajoutez un verre d’eau de source (Mont-Roucous, Mont-Calm), délayée avec un bouillon de légumes (Rapunzel) et laissez flétrir les feuilles 5 minutes à feu moyen,
Ajoutez les  pommes de terre etpassez le tout au mixeur avec deux gousses d’ail écrasées,
Salez (Sel de l’Himalaya ou de Guérande), poivrez et ajoutez quelques pincées de curcuma,
C’est prêt !

Pour les plus fainéants mais tout aussi motivés, le laboratoire Solaray commercialise une ortie de très bonne qualité. En cure de deux mois, prenez une gélule par jour au cours du petit déjeuner (après 19h, elle risque d’avoir une action stimulante).

Pissenlit + petite filleLe pissenlit : ses racines se mangent, ça tout le monde le sait, sans en connaître les véritables raisons, mais encore ? Pour commencer, les feuilles ont une action différente des racines. Les premières, que l’on récolte au printemps, peuvent être consommées en salade ou en infusion et possèdent une action diurétique tout comme l’ortie (présence de flavonoïdes). Quant aux racines de dent de lion (oui c’est son petit nom !), ramassées en automne, elles sont davantage utilisées pour faciliter la digestion. Ses principes actifs sont à la fois cholérétiques et cholagogues ; ils favorisent la sécrétion de bile par le foie puis sa vidange par la vésicule biliaire. La décoction est une parfaite technique qui permet de libérer le prâna de la racine. Portez à ébullition, pendant 5 minutes, dans un litre d’eau de source, jusqu’à 60 gr de racine coupée en petits morceaux ; laissez infuser 10 minutes. Buvez le breuvage tout au long de la journée. Je vous préviens, le mot délicieux n’est pas forcément ce qui caractérise le mieux cette potion, qui reste toutefois magique ! Ah, et j’oubliais, les fleurs sont aussi comestibles ! Pensez-y pour égayer vos plats et augmenter leurs vibrations.

Petite fille qui courtJe n’ai bien sûr pas fait le tour des milles et uns trésors produits par tous ces animaux qui paissent dans nos campagnes ou des merveilles qui poussent en toute liberté dans nos prairies, nos champs et au bord des chemins. Que dire des champignons, des fruits sauvages (les fraises de bois !), des châtaignes ou bien du simple plaisir de marcher pied nu dans la rosée matinale déposée sur les étendues vertes… Tout ceci ne coûte rien et s’offre simplement à vous. De quoi faire preuve d’un peu de gratitude, non ?

Laure Terrier de la Chaise

Vous avez ♥ l’article ? Dites-le avec un like et partagez-le !

A lire !
Notre mer nourricière
Jolies nourritures terrestres

 

Share This:

Le lait : une voie lactée vers la santé ?

Le lait : une voie lactée vers la santé ?

Le lait : une voie lactée vers la santé ?

 

VacheOn en parle beaucoup, mais finalement nombreux sont ceux qui se sentent perdus face à un sujet qui fâche : peut-on boire du lait et consommer des produits laitiers sans nuire à son équilibre ?
Les “pour” et les “contre” s’opposent avec virulence. Les premiers étant souvent très influencés par les lobbyistes de l’industrie laitière ; et les seconds, à leur charge, manquent cruellement d’arguments pertinents et dépassent rarement l’idée que l’humain est le seul mammifère consommant le lait d’une autre espèce, même devenu adulte, et qu’en plus ça ballonne !
Alors, avant de faire un choix nutritionnel important, continuer ou non d’intégrer à son alimentation le lait et ses dérivés (yaourts, beurre, fromage, kéfir…), il est important de comprendre pourquoi on le fait et est-ce pour les bonnes raisons.

(Je ne traiterai pas dans ce dossier le sujet du lait maternel et de la polémique qui existe autour de l’allaitement ; ni de l’allergie vraie (type I) au lait.)

Pourquoi le lait n’est pas notre meilleur allié santé ?
Brique de laitTout simplement, parce que nous ne pouvons pas le digérer. Dès nos 3 ans, la sécrétion de la lactase, l’enzyme nécessaire au métabolisme du sucre du lait, le lactose, commence à décroître. La Nature, ne tolérant aucun hasard, corrèle cette diminution au sevrage “supposé” de l’enfant, l’invitant ainsi à se tourner vers une alimentation solide. La société de consommation faisant souvent fi de ce que la Nature a prévu (avec amour et logique !), nous pousse à adopter des habitudes qui se placent à l’encontre totale de notre physiologie.
Autre hic. La caséine, une protéine présente en grande quantité dans le lait de vache, est extrêmement difficile à digérer pour l’être humain car, comme pour le lactose, il lui manque l’outil nécessaire à son catabolisme, qui est la caséase (l’équivalent de la présure du veau). Le lait de vache en est riche afin de doubler en huit semaines le poids de son veau, ce qui paraît inadapté aux besoins d’un nourrisson qui ne doublera son poids qu’en sept mois.

L’intolérance
Feeling sick75 % de la population adulte mondiale
a une activité lactasique diminuée voir nulle, mais seulement 1 % est diagnostiqué intolérante au lactose par le corps médical. Pour cela, le patient doit manifester, entre 10 et 20 minutes après l’ingestion de lait ou de l’un de ses dérivés, des symptômes tels que ballonnements, diarrhée, douleurs abdominales, troubles de la concentration ou vomissements. Le Breath Hydrogen Test (le lactose non absorbé se transforme en hydrogène) et la mesure de la glycémie (le lactose assimilé se transforme en sucre dans le sang) sont les deux tests usuellement pratiqués en cabinet ou en milieu hospitalier.
Ces statistiques excitent les appétits de l’industrie pharmaceutique et agro-alimentaire qui développent régulièrement de nouveaux produits soulageant les symptômes liés à une intolérance au lait ou des gammes alimentaires estampillées sans lactose.
Lait en bouteilleJe mettrais ma main à couper qu’une grande partie de la population est également intolérante à l’herbe et aux feuilles. Le pari vous semble trop facile… parce que tout le monde sait que nous ne sommes pas des ruminants et ne possédons pas comme eux deux estomacs qui transforment les fibres végétales en nutriments assimilables ! Il n’y a pourtant qu’un pas avant que la cellulose n’envahisse sciemment notre alimentation !

Moi, je ne suis pas concerné !
En êtes-vous bien sûr ? Les signes d’intolérance au lactose se manifestent différemment d’un individu à l’autre et, potentiellement, plusieurs jours après l’ingestion ; la production résiduelle de lactase variant chez chacun. Beaucoup de personnes affirment boire beaucoup de lait ou consommer presque quotidiennement des yaourts sans pâtir de problèmes digestifs.
Mal de têtePourtant, l’impact sur sa santé peut être insidieux et se matérialiser là où on ne l’attend pas, dans des douleurs articulaires, des migraines, des baisses de moral, des fatigues chroniques ou des problèmes de peau par exemple. Seuls 20 % d’intolérants manifestent des signes cliniques après l’absorption d’un quart de litre de lait. Ce chiffre vous laisse songeur ?
Penser également se mettre à l’abri de l’ostéoporose parce que l’on boit du lait est une terrible erreur (bien que le message soit rabâché à longueur de journée par l’industrie agro-alimentaire et repris en cœur par les Plans nationaux nutrition santé). Cette croyance vous prive (et notamment les femmes) d’une hygiène alimentaire différente qui pourrait efficacement vous prémunir d’une déminéralisation osseuse. Le calcium présent dans le lait est peu assimilable par l’organisme. 240 g de lait comporte en moyenne 300 mg de calcium, mais seul 1 % sera absorbé par l’organisme. Comparativement, 120 g de chou qui ne contient que 37 mg de calcium offre une assimilation à hauteur de 65 %, soit 24 mg sur les 37 présents !

Comment profiter des bienfaits du lait ?
Parce qu’il ne faut jamais être tout blanc ou tout noir, il existe une sage façon de consommer le lait et ses sous-produits.

Souris + fromageDiminuer ses apports : tout simplement ! Les intolérances alimentaires sont majoritairement liées à l’emballement du système immunitaire qui s’étonne de retrouver, dans la circulation sanguine, des molécules non digérées que la paroi intestinale aurait dû contenir (pour comprendre le mécanisme du syndrome de l’intestin perméable/poreux et comment retrouver l’équilibre, vous pouvez lire ou relire “Je prends soin de moi : le ventre”). Plus une même molécule se retrouve régulièrement larguée dans le sang, plus elle sera traquée par nos hordes de globules blancs. Lorsque l’on sait, qu’au cours d’une même journée, nous pouvons consommer jusqu’à 6 sources différentes de produits laitiers (!), on comprend mieux pourquoi le lactose est l’une des intolérances les plus répandues en Occident avec celle du gluten.

Licorne + fromageLe lactosérum ou petit lait : Lors de la fabrication du fromage, le lait caillé (ou fermenté par des micro-organismes qui sont les lacto-bacilles, lactocoques et bifido-bactéries) doit être séparé de son petit lait. Ce liquide, pauvre en matière grasse, est composé à 94 % d’eau, 4 % de sucre (lactose), de protéines et de sels minéraux (calcium, zinc, potassium, phosphore). Pourquoi je vous en parle ? En raison de son incroyable richesse en acides aminés essentiels (que le corps ne sait pas synthétiser) rapidement assimilables par l’organisme. Ces protéines viennent directement nourrir les fibres musculaires ; c’est pourquoi les sportifs l’apprécient particulièrement. Les végétariens également peuvent se tourner vers cette source de protéines de qualité.
Son pouvoir anti-vieillissement est très intéressant. Ses protéines sont des précurseurs du glutathion, molécule active contre les radicaux libres et dans l’évacuation, de l’organisme, des métaux lourds.
Vache OmLe troisième intérêt du petit-lait réside dans son large champ d’action sur la sphère digestive. Il participe activement à la régénération des flores intestinales malmenées et donc à la restauration de la muqueuse.
Pour le consommer, choisissez une poudre de lactosérum biologique (évidemment !). En cure de 24 jours, consommer la première semaine ¼ de litre de lactosérum le matin, jusqu’à atteindre après deux semaines 3 litres par jour, dont les prises sont reparties tout au long de la journée. Diminuer progressivement, les deux semaines suivantes, la quantité quotidienne. Bien sûr, si une intolérance au lactose vous a été diagnostiquée, cette cure est contre-indiquée.
Je vous propose le petit lait en granulés de la marque Biosana : biosana.ch/f/produits/produitsabasedepetitlait.

You're my butter halfLe beurre cru biologique (issu de vaches nourries à l’herbe) : oui, je sais, le beurre est composé de 80 % de gras mais il renferme également quelques trésors. Saviez-vous que sa mauvaise réputation a été en partie construite de toutes pièces aux États-Unis par l’industrie de la margarine, qui, pour valoriser ses produits, a accusé le beurre de boucher les artères ! Il constitue une excellente source de vitamine D et E et A ; cette dernière étant connue pour jouer un rôle de premier ordre dans la synthèse des pigments de l’œil et la croissance des os. La présence également en grande quantité de sélénium (plus que dans le germe de blé !) potentialise l’action du glutathion, le champion, toutes catégories, des anti-oxydants. Restez mesuré dans votre consommation et ne dépassez pas les 15 gr par jour afin de n’en tirer que des bénéfices.

Le lait frais biologique : si sa consommation reste exceptionnelle, goûter du lait frais est une expérience merveilleuse. Moins le lait sera transformé industriellement (pasteurisé, chauffé, stérilisé, filtré, enrichi en vitamines et en minéraux…) plus votre corps l’acceptera et saura capter le “prâna” qui le compose. Les bactéries encore présentes participent à l’équilibre de votre microbiote. Son niveau vibratoire élevé (lié à ses qualités nutritionnelles, à l’endroit où il a été tiré, à l’amour qu’a reçu l’animal,  à la personne qui l’a traité…) entre également en résonance avec nos corps subtils. Seul notre bon sens et les plaisirs sains peuvent nous guider vers une alimentation optimale correspondant à notre constitution et donc à notre propre métabolisme.

Du fromage ou la vie !
Lait de vache + brebisJe vous l’accorde, se passer de fromage serait un sacrifice beaucoup trop important pour beaucoup d’entre nous. Lorsque vous vous retrouvez face à ce genre de choix cornéliens, connectez-vous à ce que votre corps vous murmure et surtout vous réclame. Parfois, le plaisir que nous procure la consommation d’un aliment est plus bénéfique que son apport vitaminique ou et annule ses mauvaises qualités nutritionnelles.
Les fromages à pâte pressée cuite (comté, abondance, emmental, gruyère, beaufort) possèdent des quantités plus faibles en lactose. Ceux de brebis et de chèvre, pour les mêmes raisons, sont également d’excellentes alternatives.

Lait d'amandesConsolez-vous ! La Nature a pensé à mille et un délices pour satisfaire nos papilles. Les laits végétaux (amandes, noisettes, coco, petit-épeautre, châtaignes…) se substituent parfaitement au lait animal et notamment dans ses fonctionnalités culinaires. Ils arrosent les céréales, composent l’appareil d’une tarte, font monter les gâteaux, remplacent même la crème des carbonara ! Je peux vous assurer que les plus réticents n’y verront que du feu…

☆ Laure Terrier de la Chaise ☆

Vous souhaitez me consulter en naturopathie et connaître mes tarifs, envoyez un mail à contact@makemeyoga.com.

Vous avez ♥ l’article ? Dites-le avec un like et partagez-le !

A lire : la saga “Je prends soin de moi” !
Je prends soin de moi : le ventre
Je prends soin de moi : le sommeil
Je prends soin de moi : la respiration

Share This:

Catégories

Blog

Naturopathie