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L’hygiène du yogi

L’hygiène du yogi

L'hygiène du yogi : s'entourer de lumière !

L’hygiène du yogi

Après plusieurs années de pratique, le yoga finit toujours par faire son œuvre sur le corps physique. Il sculpte, étire, affine, muscle… Mais les signes exprimés par notre enveloppe corporelle doivent-ils être les seuls indicateurs de la qualité de notre pratique, d’une démarche sincère et de la bonne réception et compréhension de l’enseignement du yoga ? En Occident, pour une majorité de pratiquants, le yoga est avant tout une activité physique permettant, au choix, de se dépenser afin de se vider la tête (esprit es-tu là ?) ou de sculpter son corps (miroir mon beau miroir !) ; pour d’autres, il permet de calmer le stress… jusqu’à ce qu’il réapparaisse ; et enfin pour certains, il est une porte d’accès vers plus de spiritualité leur faisant oublier combien notre corps est lui aussi précieux.

Hygiène du yogi : Miroir mon beau miroir

Miroir mon beau miroir…

Pourquoi est-ce si difficile de concevoir que nous sommes à la fois un corps et un esprit (et une âme…) qui ne peuvent fonctionner que de concert ? Et c’est bien cela que le yoga doit inspirer. Il n’existe aucune dualité, puisque “tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut”. Il s’agit, dès lors de toute pratique, d’essayer de ressentir cette vérité puis de l’exporter, petit à petit, à son quotidien. Ainsi, quelle merveilleuse évolution possible que de comprendre que le yoga peut définir dans sa globalité notre rapport à soi (et vis-à-vis de chacune des dimensions qui nous composent) et au monde !

Hygiène du yogi

Tout ce qui est en haut…


Le souffle, l’acte qui nous relie à la terre et au cosmos

Nous respirons chaque jour 8 000 litres d’air ! Pourtant peu nombreux sont ceux qui réalisent cet acte avec conscience. Il s’agit d’un réflexe, alors à quoi bon s’en préoccuper ! Pourtant, de ce mouvement anodin dépend notre santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.

Son action sur notre corps physique

 

Hygiène du yogi

La respiration nous nourrit.

La respiration permet l’oxygénation de notre corps. L’inspiration apporte, en continu, à nos cellules l’oxygène nécessaire à la réalisation de ses fonctions ; quant à l’expiration, elle permet l’élimination des déchets gazeux issus du métabolisme cellulaire, tels que le dioxyde de carbone. Elle accompagne également l’activité du système digestif, en facilitant l’absorption des nutriments et l’évacuation des toxines.

 

 

 

 

Hygiène du yogi

Des fourmillements dans les bouts des doigts.

Dès lors, il est facile de comprendre que plus la respiration est spasmée, mal placée (trop haute), douloureuse, nerveuse ou, au contraire, éteinte, plus son impact sur la physiologie de l’organisme sera importante. Une respiration courte diminue les quantités d’échanges gazeux qui se produisent au niveau des poumons et donc l’approvisionnement de la cellule en O2 et le drainage des déchets. Une respiration rapide entraîne, quant à elle, une baisse de CO2 dans le sang, sans augmentation corrélée de celui d’O2 et peut provoquer des symptômes de spasmophilie (vertiges, engourdissements, raideur des muscles, fourmillements dans les extrémités, gorge serrée…) et installer un état de nervosité chronique.
L’air est, par conséquent, la première nourriture de notre corps. Si nous ne pouvons pas toujours choisir l’air que nous respirons, il nous est possible en revanche de choisir la façon dont nous respirons.

Sur nos corps subtils

 

Hygiène du yogiLa manière dont on respire en dit long sur une personne ainsi que sur son histoire. Elle est souvent caractéristique des épreuves et des traumatismes passés.
Un souffle qui ne parvient pas à monter depuis le bas du ventre jusque sous les clavicules se heurte souvent à un diaphragme noué voire sclérosé par des émotions négatives non digérées. L’air inspiré ne parvient pas à atteindre la partie haute des poumons. D’un point de vue plus symbolique, l’ego de la personne n’est pas nourri tout comme la confiance qu’il peut se porter.
Une personne dont la respiration est avant tout thoracique ou latérale a perdu sa connexion avec sa base et son chakra racine. L’ancrage devient plus difficile car son énergie, comme son souffle, reste concentrée dans la partie haute du corps.
Vous l’aurez compris, une respiration, qui ne peut pas se déployer, entrave l’expansion de nos corps subtils, notre rayonnement ou encore l’expression de notre véritable moi. L’essence même de la respiration en conscience est celle de nous enraciner, de nous permettre de puiser les énergies telluriques (de la terre) tout en se sentant connecté aux plans subtils et à une source d’énergie plus vaste (le prâna).
Respirer avec conscience s’apprend et c’est d’ailleurs le quatrième pilier de l’Ashtanga Yoga. De notre première respiration à notre dernier souffle (qui fait perdre à notre corps quelques grammes), nous ne vivons qu’un seul et même cycle. Cette dernière respiration nous libère ainsi vers une nouvelle expérience.

Si mon corps mange, c’est mon esprit aussi qui se nourrit

Hygiène du yogi

Certains des aliments que nous mangeons sont morts.

Le choix de la nourriture physique arrive ainsi en seconde position dans l’hygiène de vie du yogi.
Si l’expression banalisée “Le corps est le temple de l’âme” fait souvent sourire, elle n’en demeure pas moins criante de vérité. Il est impossible de vivre en harmonie avec son environnement ou souhaiter s’inscrire dans une quelconque démarche spirituelle en négligeant son corps et la qualité de son alimentation. Tout ce qu’on ingère devient une partie de nous-même. Si on mange de la viande par exemple, il faut savoir que l’on assimile sur d’autres plans la souffrance de l’animal.
Faire le choix d’une alimentation bio est primordiale, tout comme tendre vers le végétarisme, refuser catégoriquement de consommer de la viande ou des œufs issus d’animaux qui ont été maltraités, boycotter les marques qui utilisent des colorants, des additifs, des conservateurs, des arômes, trop de sucre ou trop de sel… il y a tant à faire et si peu à la fois pour retrouver une alimentation frugale et naturelle qui nous serve plutôt que de nous enterrer.
Hygiène du yogiCes principes de base appliqués, il existe différentes techniques pour élever le taux vibratoire des aliments et les dynamiser. Pour commencer, la plus simple consiste à utiliser son propre magnétisme. Pour exemple, apposer vos mains sur une bouteille d’eau en formulant la demande que l’eau soit pure et qu’elle nettoie votre organisme. Cette technique peut être adaptée selon les aliments et les affirmations porter aussi bien sur leur qualité nutritionnelle, leur digestibilité, leur goût, leur fraîcheur… Il est également possible d’utiliser des formes particulières porteuses d’ondes de vie. C’est le cas du symbole de la fleur de vie dont la géométrie est émettrice de vibrations vitales et harmonisantes. Placez quelques minutes vos aliments sur un plateau sur lequel figure une fleur de vie et le travail se fait tout seul ! http://www.vivre-mieux.com/fr/fleur-de-vie/

L’hygiène mentale

Hygiène du yogiA ce stade de l’article, ces quelques règles énoncées vous semblent élémentaires et les appliquer ne vous demanderez que peu d’efforts ? Poussons dans ce cas un peu plus loin notre investigation sur les secrets de vie du yogi.
Les pensées que l’on émet, au même titre qu’une nourriture morte ingérée (junk food, sodas, cultures hors sols, plats industriels…), peuvent nous polluer. Critiquer une personne, la jalouser, mentir, être dans le ressassement, dans le jugement… peuvent littéralement nous entraîner vers la maladie. Formuler une pensée négative au sujet d’une personne n’est jamais un acte innocent ou anodin. Des mots acerbes peuvent littéralement endommager l’enveloppe d’énergie qui compose chacun d’entre nous. Plus nous nous situons dans la négativité, plus nous nous fermons à la vie. Cet état d’esprit entraîne une sorte d’obstruction de nos chakras qui pourtant nous permettent de capter le prâna.
Dans la même idée, s’efforcer de produire des pensées positives (sincères !) nous maintient dans des vibrations hautes et donc épanouissantes. C’est pourquoi, il est nécessaire de se couper des medias qui ont fait de leur fond de commerce la mise en scène de la peur, l’insécurité, la violence, la trahison

Hygiène yogi bocaux

Faites l’expérience vous-même !

D’après les travaux du professeur Masaru Emoto sur la mémoire de l’eau (je vous en ai déjà parlé ici et ici), qui d’ailleurs nous a quittés il y a peu, une expérience passionnante peut être réalisée chez soi. Versez 2/3 de riz dans deux bocaux en verre différents et stérilisés. Sur le premier bocal, inscrivez la phrase Je t’aime, sur le second Je te déteste. Je vous laisse deviner lequel des deux riz pourrira !

 

Les mots, les pensées possèdent des vibrations particulières qui sont porteuses ou non de vie. Dès lors, dans votre quotidien également, évitez les expressions pourtant tant répandues telles que “Truc de ouf”, “C’est mortel”, “Un truc de malade”, “Je suis morte” alors qu’on souhaite exprimer un sentiment de joie ou juste un état de fait !

Hygiène du yogi : notes de musique

La fréquence 432 hertz est porteuse de vie.

Le temps de faire le grand ménage dans les pensées et mots que vous formulez, vous pouvez laisser une musique à 432 hertz élever vos vibrations, tout en étant détendu dans votre canapé. Il s’agit d’une harmonique de la fréquence terrestre. Pourtant, fait étrange, la fréquence de la musique (accordage des instruments) a été fixée à 440 Hz par l’Organisation Internationale des Normes (ISO) en 1953. “Si vous voulez trouver les secrets de l’univers, pensez en termes d’énergie : fréquence et vibration.” Nikola Tesla
Ma préférée, l’un des morceaux du film Avatars : https://www.youtube.com/avatar

Se diriger vers ce qui est juste

 

Hygiène du yogi : ange gardien

Rentrez en contact avec vos guides !

La justesse et l’équilibre sont deux piliers également d’une vie menée en conscience. Parler pour ne rien dire, se perdre dans des bavardages superficiels, attirer l’attention gratuitement, multiplier les gestes inutiles… sont autant d’agissements qui entraînent une déperdition d’énergie. Au contraire, se recentrer sur ce qui est essentiel, ce qui nous met véritablement en joie, ce qui sonne vrai composent une attitude qui nous ancre tout en favorisant notre intuition et notre élévation spirituelle.
De gros tris sont parfois à mener dans une vie afin de la libérer de ce qui nous éloigne de notre mission, qui n’est rien d’autre que d’évoluer vers plus d’amour. Un métier inintéressant, l’entourage, un passé non digéré, l’ignorance dans laquelle on se maintient… peuvent rendre floue cette notion de justesse. Pourtant, une seule et même question se pose “Suis-je heureux là où je suis ?” ; ah oui et j’oubliais celle-ci “Sais-je ce que je suis ?“.

 

 

Vous l’aurez compris. Pas besoin d’être un yogi vivant retranché dans sa grotte himalayenne pour avoir tout le loisir d’expérimenter ces différentes règles de vie. Il devient encore plus intéressant de les appliquer lorsqu’on se sent chahuté par le tourbillon de la vie, car comme par enchantement, tout devient clair, les conseils de nos guides sont audibles et le chemin se dessine.

☆ Laure Terrier de la Chaise ☆

Vous souhaitez me consulter en naturopathie et connaître mes tarifs, envoyez un mail à contact@makemeyoga.com.

Cet article a été entièrement illustré par mon amie Anne-Claire. Merci du fond du coeur ! Si vous souhaitez faire appel à ses talents, vous pouvez la contacter sur la_sioux@yahoo.fr.

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A lire : la saga “Yoga et spiritualité” !
Mes chakras grands ouverts
Full of life
Je vis comme je respire

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Je vis comme je respire

Je vis comme je respire

Je vis comme je respire

 

Mon voisin TotoroVous êtiez-vous douté que la façon dont vous respirez pouvait influencer votre physiologie et votre métabolisme mais également votre morphologie, vos humeurs, votre capacité de concentration… ? Elle orchestre toute l’alchimie qui s’opère dans notre corps et bien au-delà. Les Yoga Sutra de Patanjali, textes fondateurs du Yoga, considère le Pranayama (la discipline du souffle) comme l’un de ses huit piliers fondateurs et le place à la quatrième place. Ce recueil nous enseigne que le contrôle de la respiration nous permet d’entrer en connexion avec le prâna, l’énergie vitale qui nous compose et nous entoure. Nous sommes ainsi invités à réaliser avec conscience que chaque inspiration et chaque expiration nous inscrit dans un cycle de naissance et de mort éternel qui correspond lui-même à la danse de la vie.

Respirer, un acte si naturel et si contrôlé à la fois
Un adulte réalise 12 à 20 cycles respiratoires (une inspiration et une expiration) par minute ; un nourrisson de moins d’une semaine, jusqu’à 60 cycles par minute ! Nous consommons 14 000 litres d’air par jour, soit 15 kg, contre 1.5 kg de nourriture solide. Toutes nos fonctions ont besoin d’oxygène que nos poumons captent et larguent dans le sang qui l’achemine, à son tour, aux organes et tissus. 70 % de nos besoins en énergie sont apportés par la respiration et les 30 autres par nos apports en nourriture solide et liquide.

Pourquoi sommes-nous déconnectés de notre souffle ?

BreatheLe Yoga attire de plus en plus d’adeptes car il nous reconnecte à cette pulsion de vie que nous avons tous tendance à oublier. Lorsque l’on est débutant, le plus difficile est de recouvrer une respiration douce, harmonieuse, nourrissante et simplement ventrale. Les diaphragmes se sont comme rigidifiés, tout comme les plexus solaires situés en superposition. Pour certains, respirer peut être douloureux car le mouvement met en exergue toutes les tensions énergétiques, mentales, émotionnelles et spirituelles qui ont pris corps dans la matière. Le point de côté ressenti à l’inspire, par exemple, est le plus souvent induit par une congestion de la rate. Si l’on se place du côté de la symbolique de la médecine traditionnelle chinoise, cet organe est la loge de nos mémoires, même les plus ancestrales. Si ces douleurs se réveillent régulièrement, notamment à l’effort ou lors de profonds soupirs, il peut être intéressant de travailler sur des ressassements ou des souvenirs non digérés.

Fille ballonsL’oubli ou la perte de notre lien au souffle peut également trouver son origine dans l’extériorisation permanente de notre conscience, sollicitée par un environnement matériel et médiatique dévorants. Nous sommes, en quelque sorte, happés par la frénésie de la société et non plus par le souffle de la vie. Nous oublions notre véritable nature (un être profondément pensant et spirituel) et traversons la vie machinalement, tournés vers les contingences matérielles et les messages dont on nous abreuve. Un retour aux sources ne peut se faire qu’en se recentrant sur son souffle, son étincelle de vie, tout en se rappelant que nous ne sommes qu’une porte ouverte sur le monde alentour qu’il est bon de savoir fermer pour se retrouver.

Yogi breatheLe stress également perturbe les allées et venues du souffle. Cet état, notamment vécu sur le long terme, épuise notre système nerveux en sur-sollicitant sa fonction orthosympathique. Notre guerrier intérieur, en permanence sur le qui-vive, prêt à affronter le danger, adopte une respiration haute (thoracique), courte et saccadée. Pour faire entrer et sortir l’air, les épaules sont mobilisées au détriment du diaphragme dont c’est pourtant le rôle. La quantité de dioxyde évacuée étant augmentée, l’équilibre de l’échange gazeux est, à son tour, perturbé. L’anxiété est, généralement, l’un des premiers symptômes à apparaître.

L’impact de nos environnements
A la lecture de ce paragraphe, vous en conclurez certainement que nous n’avons plus d’autre choix que la cryogénisation, dans l’attente qu’une nouvelle planète bleue et verte puisse nous accueillir ! Ce que nous respirons, tout comme ce que nous mangeons pénètre au plus profond de nos cellules et en assure le bon fonctionnement. Dès lors, il est légitime de s’interroger sur l’impact de ces pollutions atmosphériques, industrielles, automobiles, radioactives… que nous inhalons 23 000 fois par jour sur le principe même de vie.
Pour une molécule d’oxygène captée, combien de polluants sont inspirés et piégés dans notre gorge, nos bronches et alvéoles, limitant ainsi les échanges gazeux ? Dans les zones très urbanisées, le taux de dioxyde de carbone atteint parfois les 0. 14 % alors que l’hypoxie (baisse de l’apport d’oxygène aux organes) est déclenchée dès les 0.06 %.

PollutionsSur le court terme, le métabolisme cellulaire est altéré, créant une production accrue de toxines et des gênes respiratoires sont ressenties. Les enfants (souvent installés dans leur poussette, au ras des pots d’échappement) en sont les premières victimes car leur système respiratoire n’est pas encore totalement développé (sa maturation est totale vers 8 ans). Une hyper-réactivité bronchique peut être induite et favoriser l’apparition de l’asthme. Les personnes âgées en souffrent tout autant en raison, cette fois-ci, de l’effondrement de leur système immunitaire. Sur le long terme, l’asthme, les maladies respiratoires chroniques s’installent et deviennent le lit de pathologies plus graves.
Pour ceux qui souhaiteraient prendre une décision radicale et changer d’air, attention aux a priori. Limoges a été élue la ville de France la moins polluée et le bonnet d’âne a été attribué à… Chamonix. Qui l’eut cru ? En même temps le Mont-Blanc fond à vue d’œil, il y a bien une raison…
Bol d'air JacquierEn attendant le déménagement, je vous propose de découvrir le fabuleux bol d’air Jacquier. Cette machine favorise l’oxygénation. Elle diffuse un air chargé de pinènes, présents dans les essences de résine de pin, et d’ions négatifs. L’espace d’un instant, vous vous retrouvez au cœur d’une forêt de pins, balayée par un vent marin. Des études ont montré que les pinènes, associés à l’oxygène, se fixaient davantage sur l’hémoglobine que l’oxygène seul. Il est conseillé d’utiliser la machine 3 à 12 minutes par jour, en cure de 21 jours, pour stimuler efficacement l’assimilation de l’oxygène.
L’espace bien-être, Infinis Parallèles, situé à deux pas de Make Me Yoga (!), propose des séances de Bol d’air Jacquier.
Infinis Parallèles
✉ 28, rue des Trois-Bornes, 75011 Paris

Le prâna, cet élixir de vie

Breathe colorRappelez-vous ce nourrisson de quelques jours qui réalise jusqu’à 3 fois plus de cycles respiratoires qu’un adulte. C’est là un signe fort de ce besoin d’énergie de vie. Nos poumons captent non seulement l’oxygène mais également le prâna dont on parle si souvent en Yoga, mais qui dans d’autres cultures porte le nom de Qi (en Asie), Mana (en Polynésie) ou encore Pneuma (chez les Grecs anciens). Pour André Van Lysebeth : “Les Yogis affirment que ce qui caractérise la vie, c’est sa capacité d’attirer du prâna en soi, de l’y accumuler et de le transformer pour agir dans le milieu intérieur et dans le monde extérieur.“*
Cette énergie est également disponible dans les aliments que nous ingérons, d’où la nécessité d’être attentifs à leur qualité. Ceux qui consomment des animaux élevés en batterie, dans des conditions de vie abjectes, les privant d’hygiène, de lumière, de nature et d’amour, consomment, par ce biais, une énergie tout aussi violente. Les animaux qui comprennent le sort qu’on leur réserve sécrètent une grande quantité d’hormones (adrénaline, cortisol) qui durcit leur viande une fois abattus. Ingérées, ces hormones, qui sont porteuses d’une information négative, sont digérées et assimilées par son consommateur. Il devient, à son tour, porteur de la souffrance de l’animal.

Inhale light and lovePour ceux que cela intéresse, Peter Arthur Straubinger a réalisé, en 2010, un documentaire, intitulé “Lumière“, sur des hommes et des femmes qui se disent prâniques. Ils ne consomment plus de nourritures solides (pour certains depuis plusieurs années) et comblent ainsi leurs besoins énergétiques par le biais de la respiration mais surtout de l’assimilation du prâna. Faites-vous votre idée ! www.youtube.com/lumière

Pour finir, je vous laisse méditer sur ces quelques mots de Shri Aurobindo : “Allez au-delà de ce qui respire, là est le souffle.” C’est beau, non ?

Laure Terrier de la Chaise

Coin lecture
*André Van Lysbeth, Prânayama, la dynamique du souffle, éd. Flammarion, 1971
Possibilité de le télécharger en format PDF 😉

A lire !
Le Parfum du Yoga
D’amour et d’eau fraiche, oui mais laquelle !
Inspire le printemps, expire l’hiver, comment se détoxiner ?
Mes chakras grands ouverts
Stress, mon amour
Jolies nourritures terrestres
Sweet night

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Up & down

Up & down

Up & down

 

Bouche + rouge à lèvreL’article qui suit m’a été inspiré par un reportage télé que j’ai vu il y a quelques jours sur l’essor que rencontre le marché des spas en tout genre (ayurvédiques, orientaux, de luxe, low cost…), implantés en milieu citadin notamment. Pour illustrer son propos, le journaliste mettait lourdement l’accent sur le caractère stressant de nos modes de vie qui appelaient nécessairement l’organisation dans nos emplois du temps de « bulles de douceur », de « temps de régénération », de « breaks pour se relaxer », de « parenthèses enchantées », d’« écrins de calme »… et j’en passe des plus poétiques. Les clientes interviewées expliquaient comment passer quelques heures dans ces spas leur permettait de « se regonfler à bloc » « de recharger leur batterie » et d’« affronter de nouveau le quotidien ».
BaignoireComment vous décrire les sentiments qu’ont fait naître en moi de tels propos… L’affliction pourrait être celui qui s’en rapproche le plus, tant vis-à-vis des créateurs de spas et de leur vision courtermiste que des clients qui avouent consommer pendant quelques heures du bien-être avant de se jeter à nouveau dans l’arène (jolie vision de la vie). Ces attitudes alimentent une vision très pauvre de l’existence. Vivre et s’épuiser.

Le bien-être est-il un bien de consommation ?

Logos
Ceux qui cherchent à nous faire accepter cette idée sont également ceux qui nous font croire que la vie n’est qu’une succession d’épreuves et d’efforts, de larmes et de sueurs, dont on peut faire taire le chaos le temps d’un massage et, tout cela, dans l’unique optique de repartir au charbon.

Pourquoi accepter l’idée que le bien-être ne soit qu’un état éphémère ?

Higher selfLa vie est composée de moments plus difficiles que d’autres. De nombreux courants spirituels nous invitent à les considérer comme autant d’occasions d’évoluer et d’ouvrir sa conscience. Il ne s’agit donc pas de caler notre profond état d’êtreté sur ces hauts et ses bas. Plus on adhère à cette croyance, « la vie est difficile, notamment dans le monde dans lequel nous vivons. Nous sommes condamnés à souffrir et à saisir au vol les brefs instants de bonheur qui peuvent surgir dans notre quotidien. »

 

Yeux + couleurs
Cet état d’esprit est extrêmement prégnant dans notre société et se renforce aux retours de vacances. Combien de personnes vous parlent avec des étoiles plein les yeux des deux magnifiques semaines de vacances qu’ils viennent de passer mais que le retour à la réalité (encore faut-il pouvoir définir ce terme, car je ne suis pas sûre que nous l’entendions tous de la même façon) est dur. Cela signifie que pratiquement 11 mois dans l’année sur 12, les gens sont en souffrance, partent travailler la boule au ventre, jugent la vie en milieu urbain difficile, sont guettés par la dépression dès que les mauvais jours arrivent…, en d’autres termes, ils subissent la vie toute entière qu’ils se sont choisie.

VacancesVous ne vivez que dans l’attente de deux semaines de vacances au soleil par an? Peut-être faites-vous fausse route dans l’existence que vous menez. L’un des objectifs à toujours garder en tête est bien celui de mener une existence en adéquation avec ses valeurs, qui nous permettent d’évoluer spirituellement et tout bêtement de nous rendre heureux.

 

RêverLes obligations financières, les contingences matérielles, la famille… sont souvent perçues comme des obstacles (des excuses ?), aux désirs de réaliser des choses qui font véritablement vibrer.
L’équilibre, la sérénité, l’apaisement (que procurent bien évidemment un massage mais de façon temporaire) est une alchimie que seule tout un contexte de vie peut procurer.

Pour rester sur une note positive (!), voici quelques conseils toutefois, pour éviter de vivre sur des montagnes russes et gagner une humeur stable (sans trop de désespoirs et d’émotions trop fortes).

L’alimentation

Tête + épinardsL’alimentation, comme l’a exprimé Hippocrate dès le Ve siècle avant JC, doit être « notre première médecine ».
L’été est une magnifique saison car de nombreux fruits et légumes s’offrent à la consommation. Naturellement, vous augmentez votre consommation de végétaux et de cru, d’aliments froids et rafraîchissants, de protéines maigres (poissons, crevettes, légumes secs…) et délaissez un temps, ou du moins diminuez, les plats en sauce, mijotés (les cuissons excessives entrainant des pertes vitaminiques importantes), les graisses, la viande rouge. Les fortes températures calment également l’appétit et accroissent les besoins de s’hydrater. L’ensemble des ces éléments (régime hypo-toxique, diminution des rations, tourné vers les fruits et les légumes, augmentation des prises liquides) permet à l’organisme de se régénérer et à ses organes de se drainer.

Homme + ketchupDe retour dans son quotidien et avec la baisse des températures, les besoins et les envies alimentaires changent. On se tourne vers des aliments plus consistants, qui apportent au corps de la chaleur ; et cela est tout à fait normal. En revanche, les graisses insaturées refont leur apparition, tout comme les produits laitiers en excès (je n’ai pas besoin de lister ici les innombrables spécialités gastronomiques françaises de l’hiver à base de fromages) et la part de cru dans les assiettes diminue drastiquement.
L’impact de ces diètes automnales et hivernales sur la santé et le psychisme est pourtant redoutable. La médecine ayurvédique nous explique parfaitement ce qui se joue en adoptant ce type de régime. Elle a, pour ce faire, établi une classification de l’ensemble des aliments que nous consommons selon leurs qualités fondamentales (Gunas) et leur effet sur nos différents corps énergétiques lorsqu’il y a excès ou carences.

Spleen + soda Les aliments Sattvic : ils permettent l’ouverture de conscience grâce à leur facilité de digestion.
Ce sont : les fruits et légumes, les fruits secs, les graines germées, les céréales, les herbes aromatiques, les dattes
Rajasic : cette catégorie d’aliments favorise l’excitation du corps et de l’esprit, mais apporte également de l’énergie.
Ce sont : les saveurs acides, âcres et salées, les oignons, l’ail, les épices fortes (poivre), le café/thé
Tamasic : ces aliments permettent la matérialisation. En excès, ils provoquent l’inertie et l’ignorance et embourbent le corps.
Ce sont : la viande rouge, le poisson, les œufs, les champignons, les boîtes de conserve, les aliments trop cuits, l’alcool et, je rajouterai, tous les produits issus de l’agriculture intensive, utilisatrice de pesticides et ne respectant pas la terre.

Pour résumer, Sattva correspond à l’esprit, Rajas à l’énergie vitale et Tamas au corps, à la forme. Une alimentation qui alourdit (typiquement celle que nous adoptons à l’automne, dès la baisse des températures), qui encrasse les cellules de notre organisme, entraîne également un profond enlisement de notre psyché et un brouillage de nos pensées. Le dynamisme, l’optimisme et la joie ne peuvent être alimentés que par un corps empreint lui-même de légèreté et jouissant d’une parfaite mobilité. L’harmonie ne peut ainsi que provenir que de l’équilibre entre ces trois Gunas.

Savoir se protéger de son environnement
Nombreux sont ceux également qui expliquent leur spleen de retour de vacances par le fait que passer plusieurs semaines dans un cadre proche de la nature rend insupportable (jusqu’à ce que le corps se réhabitue) les cadres de vie urbains.
VilleIl est vrai que chaque ville est émettrice d’une énergie particulière, plus ou moins positive… (la ville de New York est connue pour cela, le Mont-Saint-Michel, Santa Monica ou Los Angeles également) ; comparativement à celles émises par des lieux préservés de la présence de l’homme (activité volcanique, haute altitude, présence de forêts, écosystème préservé…), leurs vibrations ne tendent pas à élever celles de l’homme. Nos centres urbains sont les réceptacles d’activités polluantes concentrées, de bruits perturbateurs et d’un fond sonore permanent, et surtout des émotions, de l’agressivité, des colères, des stress générés par ses habitants. La tension énergétique engendrée par l’ensemble de ces facteurs vient directement influencer nos corps subtils et donc notre bien-être.
Corps énergétiquesToutefois, il existe des techniques pour se protéger de ces influences négatives. Nul besoin donc d’attendre les vacances pour recharger des batteries à plat, ce qui, au contraire, présente de multiples dangers. L’épuisement du corps physique et mental (je parlerais à l’occasion d’un prochain article des corps émotionnel et spirituel) est un état alarmant qui favorise l’apparition de pathologies lésionnelles.

Homme + douche

 

La douche : je conseille vivement (notamment aux personnes utilisant de surcroit les transports en commun quotidiennement) de se doucher chaque soir avant de se coucher. Laisser l’eau couler sur son corps puis la laisser s’écouler dans le bac à douche permet un premier nettoyage de ses corps subtils. Plus vous prendrez votre douche en conscience (en étant dans le moment présent), en portant l’intention sincère de vous purifier des énergies extérieures qui vous parasitent et des stress que vous avez subis dans la journée, plus le travail sera efficace et se fera ressentir durablement sur votre humeur. Si cette étape n’est pas respectée, la qualité du sommeil et la nature des rêves peuvent également être influencées par les basses vibrations rapportées de l’extérieur.

La musique :
Les sons et l’énergie des mots, qui sont également des vibrations, rentrent directement en interférence/résonance avec nos propres énergies ; d’où l’extrême importance de faire attention à ce qu’on écoute.
Le scientifique japonais, Masaru Emoto, a mis en évidence l’incidence des sons sur la structure même de l’eau (rappelez-vous que le corps humain est composé à plus de 70% d’eau), par le biais du procédé de la cristallisation (congélation de l’eau à -20 ° durant trois heures). Des mises en forme s’opèrent et révèlent l’énergie vitale contenue dans le sujet d’analyse et surtout la façon dont elle s’exprime. Emoto a photographié des résultats étonnants d’échantillons d’eau qui avaient été soumis à différents types de musique. L’eau à qui on a fait “écouter” du heavy metal présente une arborescence anarchique, des cristaux éclatés alors que celle ayant écouté Jean-Sébastien Bach présente une forme harmonieuse.

Cristallisation eau

Pour ré-informer à votre tour le champ de conscience de vos cellules, éliminez autant que faire se peut, les sources sonores générant du stress (musique, film, radio, journal télévisé). Vous pouvez tous les soirs avant de vous endormir écouter ce morceau en 528 hertz, la fréquence de l’Amour !
https://www.youtube.com/watch?v=SNykLYJYles

Rêver + litVous êtes toujours à plat et les vacances ne sont qu’une lointaine perspective? Vous n’arrivez pas à remonter la pente ? Écoutez-vous ! Ces alarmes qui s’allument dans votre corps et votre esprit ne sont là que pour vous guider vers ce que vous devez faire de votre vie et l’endroit où cela doit se passer. Vous aimez les poules et les lapins, l’océan vous fait rêver, la montagne vous fait frissonner, vous aimez avoir la peau bronzée… ? Faites le grand saut et, comme par magie, votre énergie se décuplera.

☆ Laure Terrier de la Chaise ☆

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Coin lecture et documentaire !
Les Messages cachés de l’eau, Masaru Emoto, éd. Trédaniel
On a retrouvé la mémoire de l’eau, de Christian Manil

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L’appel des montagnes

L’appel des montagnes

L’appel des montagnes

Poursuivons notre balade inspirante vers des lieux plus hauts perchés et arrêtons-nous sur de magnifiques sources énergétiques (je ne parle pas de pétrole, bien sûr…) qui s’offrent à nous généreusement. Ces différents voyages en bord de mer et en campagne vous font prendre conscience, je l’espère, que les aliments que nous consommons et l’air respiré ne sont pas les uniques sources de vie dont nous avons besoin pour jouir d’une santé optimale. Notre bien-être physique, mental et spirituel dépend de ce que nous mangeons bien évidemment, mais aussi de ce que nous touchons, entendons, regardons, ressentons, imaginons… Dès lors, il n’est plus possible de passer outre sur la beauté qui nous entoure et de se dire qu’en fermant les yeux tout ira mieux…

Respirez !

MontagnesBien sûr, tout le monde n’a pas la chance de vivre dans un environnement préservé de toute pollution. Toutefois, notre temps libre et nos ressources financières pourraient être plus régulièrement consacrés à ces échappées oxygénantes. Les Vosges ne sont pas si loin de Paris, les Marseillais ont les Pyrénées, le Massif central, le Jura et les Alpes sont accessibles en quelques heures de train. Mais pourquoi s’y précipiter ? Pour l’impression de pureté et la sensation de liberté que les paysages montagneux savent procurer évidemment. Mais l’air y est-il vraiment plus pur, ou est-ce juste une impression ? Les polluants sont de grands voyageurs que le relief n’effraie pas. La couche d’ozone y est souvent importante car elle est favorisée par les ultra-violets plus puissants en altitude. Les inversions de températures bloquent également les polluants dans le sol ; sans parler du chauffage au bois, gros émetteur de monoxyde de carbone et de particules fines. Un poêle à bois non certifié peut émettre, en neuf heures de fonctionnement, autant de particules qu’une voiture parcourant 18 000 km !

Skieurs
Mais alors, où puisons-nous cette énergie, ce fort sentiment de bien-être si ce n’est dans l’atmosphère ? J’ai simplement envie de répondre dans le prâna ; dans la beauté et la force que dégagent le paysage escarpé et la Nature qui s’y exprime même parfois avec violence. La joie d’observer la Nature à perte de vue, sans construction humaine, est incommensurable. Vivre dans des zones fortement urbanisées peut avoir un impact négatif sur notre taux vibratoire et a tendance à l’abaisser ; tout le contraire de ce qui peut s’opérer en montagne. Ce sont nos chakras qui captent l’énergie alentour. Plus ils sont ouverts et purifiés, plus les échanges avec notre environnement sont puissants ; d’où l’importance de pouvoir évoluer dans des lieux chargés (positivement) énergétiquement.

Le lait des montagnes
Chèvre
Cette balade est la parfaite occasion de découvrir un lait souvent méconnu, notamment dans sa consommation sous forme de lait pur ou de yaourt. Les laits de chèvre et de brebis sont de très bonnes alternatives au lait de vache pour tous ceux qui ne sentent encore pas prêts à arrêter totalement leur consommation lactée.

L’élevage caprin s’organise encore majoritairement autour de méthodes traditionnelles et respectueuses des animaux. La conduite pastorale (le transport du cheptel dans les hauts pâturages au printemps et en été, et en plaine pendant l’automne et l’hiver) leurs offre une nourriture saisonnière et variée ainsi qu’un milieu de vie naturel. Cette qualité de vie trouve évidemment son écho et sa résonance dans la qualité nutritionnelle du lait. Malheureusement, la transhumance devient difficile à maintenir en raison de l’accroissement du tourisme et celui des recettes liées qui poussent les éleveurs à changer de vie.

Loup GraouSi l’expérience vous tente (j’en rêve !), l’association FERUS, afin de protéger le loup (mission PastoraLoup), met en contact des bénévoles et des bergers afin que ces derniers soient aidés dans la protection de leur troupeau contre les attaques du prédateur (création, consolidation, démontage de parc de pâturage ou de chôme fixe…).

Femme + chèvreSi le contact avec les chèvres vous attire encore plus, il est possible de garder chez soi (oui, même à Paris !), le temps du biberonnage, de petits chevreaux qui nécessitent beaucoup d’attention et d’amour, avant qu’ils ne retrouvent leurs congénères adultes. Vous serez surpris par l’affection que c’est petits êtres demandent mais rendent aussi généreusement. Pour en savoir plus, je vous laisse contacter l’association Clinamem, qui œuvre dans la mise en place de troupeaux en milieux urbains (communication et sensibilisation sur le sujet, définition de projet d’agriculture urbaine, prestation de pâturage, installation de bergerie…).
clinamencomptoir.tumblr.com, clinamencd@gmail.com, 18 Villa du Bel-Air, 93200 St-Denis.

Mouton Enfin, nutrionnellement et énergétiquement (1 100 kcal/l, 705 kal/l pour le lait de vache), les laits de chèvre et de brebis regorgent de bienfaits, notamment pour les personnes dévitalisées et les estomacs fragiles. Comme le lait de jument que je vous ai présenté ici, leur structure chimique est proche de celle du lait maternel. Ils sont riches en minéraux (iode, magnésium, calcium : un verre couvre 33 % des apports quotidiens), en vitamines (A, B3 et C) et en oligo-éléments. Autre atout, sa faible teneur en cholestérol et en lactose. Cette dernière caractéristique doit être prise en compte par les personnes digérant mal le lait de vache (mais qui le digère réellement ?!) car souvent le lait de chèvre est beaucoup mieux toléré par l’organisme. Des études ont montré qu’un verre de lait de chèvre était digéré en 20 minutes contre jusque 4 heures pour celui de la vache ! Cette impressionnante vitesse de dégradation est due à la taille plus petite de ses protéines et à sa richesse en acides gras à courte et moyenne chaîne, facilement catabolisables par notre organisme. Enfin, sa richesse en oligo-saccharides est incomparable (23 mg/100 g contre 6 mg/100 g pour celui de vache, 1.3 g/100 g pour le lait humain). Ces sucres participent, entre autres, à l’entretien de notre flore intestinale. Tout est dit, non ? En fait, pas tout à fait. Il reste un lait rare et assez cher. Sa production ne représente que 2.4 % de la production mondiale…

Étoile des neiges, ton cœur amoureux…
Tout le monde la connait de nom, certains l’ont déjà aperçu lors de randonnées alpines (au dessus de 2 000 mètres), mais peu connaissent ses nombreuses vertus médicinales. Quoique, demandez à vos grands-mères !
EdelweissL’edelweiss (Leontopodium alpinum) est une jolie et rare fleur laineuse dotée d’une incroyable résistance lui permettant de subir des climats difficiles et variables (températures basses, neige, vent, rayonnement UV important…). C’est donc avec générosité qu’elle partage avec celui qui la consomme toute sa force. Elle possède d’intéressantes propriétés anti-inflammatoires (bien connues des éleveurs qui soignaient avec, il y a encore quelques années, les problèmes intestinaux de leurs animaux). Elle peut être également utilisée pour soulager les problèmes respiratoires grâce à ses propriétés béchiques et notamment les bronchites et ronflements.

TassePour extraire ses principes actifs, dont ses tanins et sels minéraux, préparez-la en décoction et consommez-en au moins trois tasses par jour. Pour ce faire, dans une casserole, portez à ébullition un litre d’eau de source pendant quelques minutes, dans laquelle vous aurez jeté 30 g de plante sèche. Vous pouvez éventuellement laisser refroidir le breuvage.
Mais par pitié, si vous en croisez une, ne la cueillez pas ! Depuis les années 1970, l’edelweiss est une plante protégée. Celles que nous trouvons en herboristerie sont donc issues de cultures. C’est mieux que rien !

Ça gronde !

Monstre + montagnesLes forces de la nature sont souvent décuplées en montagne. La neige tombe drue, la tempête enrage, les avalanches sont fatales, les torrents tracent… et l’eau cascade ! Ces points de chute exercent toujours une fascination sur l’homme et pour cause, il y puise inconsciemment une énergie incroyable. De façon très concrète (pour commencer !), l’entrechoquement des molécules d’eau sur les rochers produit des ions négatifs en grand nombre. Cette atmosphère créée éveille automatiquement en nous un fort sentiment de bien-être et active notre système nerveux parasympathique (notre médecin intérieur). Lorsque les ions négatifs se raréfient, des migraines, de l’asthme, une grande fatigue, des nausées, de la tristesse peuvent survenir. En revanche, dès lors que la charge électrique s’inverse, ces symptômes disparaissent dans de nombreux cas !

CascadeSi vous avez la chance de pouvoir vous rendre près d’une cascade et, de surcroit, peu fréquentée, profitez-en pour y méditer ! Votre ouverture de conscience sera d’autant plus profonde que les énergies de ces lieux sont puissantes et vitalogènes. L’écoulement continu de l’eau opère sur vos corps subtils une profonde purification. Pour ceux qui sont moins familiers de la méditation, asseyez-vous confortablement en lotus, fermez les yeux et pratiquez des respirations yogiques complètes. Commencez par respirer calmement et uniquement dans le ventre pendant quelques minutes ; puis envoyez votre souffle dans la poitrine et détendez votre diaphragme ; enfin inspirez dans le ventre, montez le souffle dans les côtes et enfin sous les clavicules. Vos expires doivent être plus longues que vos inspires. Marquez des rétentions à la fin de chaque inspire et de chaque expire. Savourez !

Jeune fille + montagneVos vacances vous semblent encore loin ? Installez-vous confortablement dans votre canapé et transportez-vous dans le lieu de vos rêves. Essayez d’en ressentir les odeurs, la température, les couleurs… Votre cerveau n’y verra que du feu puisqu’il ne fait pas la différence entre ce qui est vécu ou imaginé !

☆ Laure Terrier de la Chaise ☆

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Je prends soin de moi : le ventre

Je prends soin de moi : le ventre

Care time !
Je prends soin de moi : le ventre

 

Je suis maladeNous avons été nombreux à regarder l’excellent documentaire d’Arte sur le ventre, intitulé “Le ventre, notre deuxième cerveau ». Cet engouement pour le sujet en dit long sur le rapport (souvent problématique) que nous entretenons avec notre système digestif. Toutefois, et plus positivement, cet intérêt fait également écho à une nouvelle vision que nous acquérons de notre corps et de son fonctionnement global. Les avancées scientifiques se précisent et viennent confirmer cet état de fait ressenti si viscéralement par chacun d’entre nous : notre ventre nous gouverne tout autant que notre matière grise ! Pourtant, rarement les maux de ventre (ballonnements, gaz, gastrite, constipation, accélération du transit, crampes abdominales…), les colopathies fonctionnels, le reflux gastro-œsophagien sont abordés par le corps médical comme un problème global. Il n’a souvent dans sa besace que des solutions mécaniques (anti-spasmodique) à prescrire, histoire d’huiler un peu la tuyauterie ou, dans le pire des cas, vous persuade que cela est héréditaire ou dans la tête. Triste fatalité !

“Chéri, passe-moi la bouillotte !”

Femme + bikiniQui, dans votre entourage (et notamment féminin), avoue jouir d’un pouvoir de digestion optimal, ne jamais gonfler, jamais gargouiller, jamais flatuler, jamais éructer… bref, avoir un estomac à tout épreuve ? Personne ? La majorité ayant même tendance à cumuler l’ensemble de ces désagréments et cela depuis plusieurs années ?
10 à 20 % de la population souffriraient de colopathie fonctionnelle (ou colon irritable) ; les femmes jusqu’à trois fois plus que les hommes. Souvent, elles apprennent littéralement à vivre avec ces douleurs abdominales et se préparent psychologiquement à passer un mauvais quart d’heure après chaque prise alimentaire. La bouillotte n’est jamais très loin et l’établissement des menus devient un véritable casse-tête chinois, tant une liste impressionnante d’aliments semble faire souffrir le martyr. Ces personnes ont généralement écumé l’ensemble des gastro-entérologues de la place publique, qui, après avoir écarté toutes pathologies, renvoient leur patient(e) avec l’idée qu’ils ne sont qu’un “colopathe” de plus dans cet univers.
Pourtant, la manifestation isolée de l’un de ces symptômes (alternance constipation/diarrhée, crampes abdominales, ballonnements…) devrait immédiatement attirer l’attention sur la présence d’un profond dysfonctionnement, qu’il soit physiologique, métabolique ou psychique que le corps tente d’exprimer.

Monstre + cornesLa naturopathie, partant de la théorie des systèmes que “le tout est plus que la somme des parties“, va chercher à comprendre pourquoi le corps se manifeste ainsi dans cette région particulière (le ventre en l’occurrence) et quelle en est la signification aussi bien rationnelle que symbolique ; quel est le déséquilibre plus large du terrain de la personne qui a entraîné ces problématiques digestives ; et, enfin, elle proposera, par le biais de ses techniques de prédilection :  l’alimentation, l’hydrologie, la phytothérapie, la psychologie, l’exercice physique… de régler sur le long terme ces perturbations.

Ce n’est pas ce que vous croyez
On incrimine souvent à tort une fragilité de naissance ou la faute à pas de chance, et, à raison, une alimentation inadaptée. Or, pour la naturopathie, les subtilités alimentaires se situent au-delà de la mise au ban des fibres ! Voici d’autres pistes intéressantes, auxquelles on ne pense pas toujours.

1re piste : l’alimentation
Vous me direz qu’il n’est pas nécessaire d’être très futé pour y penser seul et que les gastro-entérologues savent mettre en garde leurs patients contre les aliments qui ont tendance à irriter l’intestin (c’est-à-dire 80 % des légumes et des fruits, les aliments fibreux et tout ce qui n’est pas raffiné. Quelle belle leçon de nutrition !). Pourtant, tellement de subtilités et de soins complémentaires sont à apporter à ce type de régime trop exclusif.

Junk foodIl est primordial de commencer par restaurer la muqueuse enflammée et irritée, non pas à cause des fibres contenues dans les légumes (!) mais pour des raisons beaucoup moins glorieuses et qui sont : l’industrialisation de l’alimentation, le raffinage, la présence de pesticides, de conservateurs, d’additifs, de colorants, d’épaississants, de gluten en excès, d’OGM, de métaux lourds… Une alimentation adaptée à sa constitution et à son tempérament (déterminés selon une grille de lecture propre aux naturopathes), la consommation d’acide gras essentiels et de certains acides aminés, l’entretien de la flore intestinale, la gestion du stress, les auto-massages… constituent une merveilleuse hygiène de vie qui, souvent, suffisent à faire disparaître la totalité des désagréments que vivent au quotidien les colopathes.

2e piste : les intolérances et allergies alimentaires
Avant de commencer ce chapitre, il est important de dire qu’il n’existe aucune intolérance alimentaire ou allergie dont on ne peut venir à bout. Elles ne surviennent jamais “comme ça” et possèdent dans tous les cas une logique et une paternité à découvrir.
PassoireL’un des principaux facteurs favorisant leur apparition est ce qu’on appelle le “leaky gut syndrom” ou syndrome de l’intestin perméable. Une muqueuse irritée peut se distendre en quelque sorte et ne plus remplir son rôle de barrière entre le milieu intérieur et les éléments nutritifs ainsi que ceux provenant de l’extérieur. Elle laisse ainsi passer toutes sortes de molécules bactériennes et de trop grosses particules alimentaires car insuffisamment digérées directement dans le sang. Ces passages intempestifs provoquent une réaction inflammatoire chronique et une réponse immunitaire qui peut aboutir à l’installation de maladies auto-immunes.
KrillPour reconstituer la paroi membranaire, plusieurs solutions existent en complément de celles à appliquer en cas d’inflammation. Les omégas 3 (EPA-DHA) jouent un rôle de premier ordre. Ils sont particulièrement présents dans les poissons gras (sardines, anchois, hareng, maquereau, saumon). L’huile de krill représente également une source extrêmement intéressante et notamment en phospholipides et anti-oxydants. Le terme “krill” (qui signifie en norvégien “nourriture de baleine”) désigne un groupe de diverses espèces de petits crustacés marins vivant depuis des millions d’années dans les eaux froides océanes. Il s’agit du plancton animal (zooplancton) le plus disponible sur terre et se retrouve donc à la base de la chaîne alimentaire marine.
Super Smart propose une huile de krill filtrée et donc purifiée des métaux lourds et des PCB. Chaque capsule contient 500 mg d’huile (150 mg d’EPA et 90 mg de DHA ). Il est conseillé d’en consommer deux par jour au cours des repas, en cure de 3 mois.

3e piste : la sphère psychique
Tête dans les nuages 2Le reportage que je cite en introduction rappelle un fait important et souvent méconnu au sujet de l’origine embryonnaire commune du système digestif et du cerveau. Les points communs ne s’arrêtent pas là. Tous deux abritent des neurones (de 200 000 millions à une centaine de milliards pour le système gastro-intestinal ; de 86 à 100 milliards pour le cerveau) ; le ventre sécrète jusqu’à 95 % la sérotonine, les 5 % restant le sont par le cerveau. Ce neurotransmetteur permet la transmission de l’influx nerveux entre chaque neurone et agit donc directement sur la régulation de l’humeur, de l’anxiété, du sommeil et de l’appétit.
Qu’est-ce que toutes ces similitudes expliquent ? Que notre ventre non seulement réagit aux émotions mais aussi peut les faire naître !
Dès lors, il n’est plus possible d’aborder ces maux uniquement à coup de Spasfon, Gaviscon, Débridat, Duspatalin… sans mener une profonde investigation sur leur cause réelle et leur impact. Dans la même optique, une dépression, un syndrome anxieux, un trouble de l’attention… peuvent trouver leur origine dans un dysfonctionnement ou un déséquilibre du système digestif.

Quelques pistes pour prendre votre santé en main
La mastication : ne pas prendre le temps de mastiquer ses aliments, c’est se priver d’une première étape essentielle à la digestion, celle de permettre à la salive sécrétée d’imprégner les aliments d’enzymes digestives et d’hydrater suffisamment le bol alimentaire afin de faciliter son cheminement. Des aliments mal broyés entraînent inexorablement des lourdeurs, des ballonnements, de la fermentation ou de la putréfaction. A titre d’exemple, l’amidon (présent dans les féculents) est digéré essentiellement au niveau de la bouche par l’amylase salivaire. Si cette étape n’est pas respectée, la transformation en maltose puis en glucose, c’est-à-dire en sucre simple et donc assimilable n’est pas possible. En résulte, une surcharge de l’organisme et un épuisement des organes émonctoriels.

La flore intestinale
LibertySouffrir pendant de longs mois, voir de longues années du ventre a un impact néfaste sur la qualité de sa flore intestinale ; or c’est elle qui assure l’équilibre de toute la sphère digestive et plus encore (évidemment !). Elle permet l’achèvement correct de la digestion des aliments et leur bonne assimilation ; elle sert également de barrière aux toxines, germes, bactéries étrangères et autres virus. Si son travail détoxifiant est entravé, le foie doit prendre le relais et risque, à son tour, la saturation. Des carences vitaminiques peuvent s’installer, notamment en vitamine B12 ; les infections ORL, gynécologiques, articulaires deviennent affaires courantes ; la régulation du cholestérol peut aussi être perturbée.

Lorsque le feu est allumé : l’argile
Ce n’est pas tout de savoir ce qui se passe, lorsque les douleurs s’installent la vie autour (malheureusement) ne s’arrête pas comme par enchantement le temps d’une pause récupératrice.
Baleine + VentreUn remède très efficace existe pour calmer différentes douleurs digestives (reflux, crampes, ballonnements) qu’elles soient dues à un excès d’acidité, de perméabilité intestinale ou d’inflammation. L’argile possède un pouvoir tamponnant très intéressant, cicatrisant et bien entendu reminéralisant. Pour commencer, choisissez une argile verte, riche en silice, dont les propriétés adsorbantes sont étonnantes ; c’est-à-dire qu’elle échange généreusement ses minéraux contre vos toxines. Je vous conseille l’argile de Montmorillonite (famille des Smectites) qui est disponible en magasin biologique.

En cure de 14 jours, voici le protocole à suivre :
Pendant 7 jours, chaque soir, mélangez à un verre d’eau de source (Mt-Roucous), une cuillère à soupe d’argile, à l’aide d’une cuillère en bois (attention le métal change la chimie de l’argile). Couvrez le verre et laissez reposer toute la nuit.
Le matin, boire l’eau décantée uniquement.

Les 7 jours restants, réalisez la même préparation chaque soir.
Le matin, buvez cette fois-ci l’argile mélangée à l’eau.

PouleQu’est-ce qui est apparu en premier : l’œuf ou la poule ?». D’où me viennent ces douleurs abdominales récurrentes ? Mes baisses de moral seraient-elles dues à mes soucis digestifs ou, au contraire, ce sont eux qui nuisent à mon bien être psychique ? La solution est difficile à trouver et, c’est pourquoi, on ne peut envisager sa santé physique, mentale et spirituelle que par le biais d’une approche holistique. On ne peut faire cesser une douleur qu’en traitant le tout et en réintégrant l’équilibre au sein de chacun de ses corps physique, éthérique, mental et émotionnel.

☆ Laure Terrier de la Chaise ☆

Vous souhaitez me consulter en naturopathie et connaître mes tarifs, envoyez un mail à contact@makemeyoga.com.

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A propos


Naturopathe et professeure de Hatha Yoga, j’écris sur toutes mes sources d’inspiration ! L’alimentation vivante, le bien-être, le Yoga, la spiritualité…
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